Je suis heureux, je suis malheureux.
Je fais semblant… je ne sais pas, je ne veux pas le savoir.
Tu peux me taper dessus ou me caresser, tu n’obtiendras rien de moi, sinon ce que je veux.
Mais c’est avec justesse que je me considère comme ce sim’s que je pointe du doigt : Je veux le meilleur pour lui, bien entendu. Je l’oblige, l’ordonne et l’oriente à ma convenance. Il est à la fois mon reflet et mon jouet, celui qui me représente au sein de mes semblables. Et si je ne suis que lui et non moi, c’est que mon âme hiberne et erre depuis trop longtemps.
Mon ambiguïté et ma démence, je les dois à mes brûlures, qui à force de décennies n’ont plus d’effet sur lui… sur moi. L’amour et la haine : ces tourments impondérables sont devenus des choix raisonnés et dés lors, ma subjectivité est bâclée.
Ma vie n’a pas davantage de valeur que celle d’un autre. Cette certitude appréhendée n’est pas du pessimisme, c’est une réalité affligeante pour le nombriliste. Demain, je peux devenir célèbre ou unijambiste. C’est cette conscience du possible qui ruine la foi et l’envie. C’est cette connaissance des éventualités qui dissipe la passion.
Je peux te dire que je t’aime, poussé par un afflux d’affection pondéré. Je peux te dire que je t’aime car si je reste avec toi, c’est notre dépendance qui pourrait donner raison à ma parole. Je peux te haïr, et te pardonner le lendemain. Mais ce ne sera pas une spontanéité ni même l’écho de mon cœur…juste le fruit d’une logique humanoïde.
De mon âme, il ne reste que la distinction du bien et du mal : cette forme d’empathie que j’affectionne pour la vie en communauté. Mais n’espère pas obtenir de moi de profonds pleurs ou de francs sourires, sauf si tu es magicienne.
Je suis malheureux, je suis heureux.
Je n’en sais rien et cela m’est égal.
Une envie de ....
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Voilà quelques temps que j'ai envie de me mettre un peu à la création juste
pour le plaisir. Je prend toujours des photos à droite et à gauche au cas où
ç...
Il y a 11 heures




